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Affaire du 28 Septembre : le procès renvoyé aux calendes grecques Envoyer
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Le procès du 28 Septembre peine toujours à s'ouvrir, nonobstant les multiples promesses du ministre de la Justice, Cheik Sako. Après 2016, le ministre avait promis au début de cette année, l'ouverture du procès avant la fin de l'année 2017.

 

Ces multiples promesses non tenues de Cheik Sako, préoccupent les victimes, même si l'instruction judiciaire est clôturée, et que l'ancien aide camp du capitaine Dadis Camara est arrêté après une longue cavale. Même si l'Avipa s'en tient toujours aux promesses du ministre, sa présidente regrette le temps qui est en train d'être pris dans l'ouverture du procès.

D'ailleurs, elle menace de saisir les juridictions supranationales. « Nous sommes contents que l'instruction judiciaire soit clôturée. Mais nous regrettons le retard de l'ouverture du procès. Ils disent encore d'attendre le début de l'année 2018. Mais cette fois-ci, si le procès ne s'ouvre pas, nous allons saisir les juridictions supranationales », nous a confié Asmaou Diallo, présidente de l'Avipa. Aujourd'hui les victimes sont perdues quant à la tenue d'un procès en Guinée. Récemment, le retrait des avocats de Toumba Diakité dans ce dossier avait jeté le doute sur la volonté du pouvoir judiciaire de mener à bien ce procès.

« Je ne crois pas à la tenue de ce procès en 2018 et même en Guinée. Puis que vous avez vu les avocats de Toumba ont suspendu leur assistance dans ce dossier. On parle de tentative d'empoisonnement. Donc il va mourir en prison, on ne connaîtra jamais la vérité. Je ne sais pas si c'est par calcul politique le régime actuel refuse d'accélérer les choses, pour l'ouverture de ce procès. Et ceux qui aspirent à gérer ce pays aussi ne nous inspirent pas confiance. L'alliance Cellou Dalein et Dadis Camara en 2015, nous a fait peur », indique une victime sous anonymat.

Il faut signaler que lors d'une conférence de presse, les avocats de Toumba ont dénoncé la détention de leur client qu'ils qualifient d'illégale. Au moment où disent-ils Toumba Diakité croupisse à la maison centrale de Conakry, certains de ses coaccusés occupent de haute fonction de responsabilité.

Pire, ces avocats dénoncent une tentative d'empoisonnement de Toumba. L'autre accusé qui est le capitaine Dadis Camara, chef de la junte militaire à l'époque vit toujours en exil. Tous ces facteurs poussent aujourd'hui les victimes à douter de la tenue du procès en Guinée. Quant à Cheik Sacko, Maints observateurs se demandent s'il n'est plus qu'un vendeur d'illusion ?

Mise à jour le Samedi, 06 Janvier 2018 20:53
 

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