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Guinée : un rapport dénonce l’impunité des forces de l’ordre. Envoyer
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Un rapport publié lundi par des associations guinéennes met en lumière la persistance de graves violences exercées par les forces de l'ordre. Des actes de torture ou des disparitions forcées qui restent impunis, selon le rapport. Le ministère de la Justice ne conteste pas le constat, mais assure que les réformes engagées vont « dans le bon sens ».

 

Un mineur ligoté, privé de nourriture et allongé sur du gravier brûlant et le soleil dans le visage dans la préfecture de Mandiana ; une figure d’une association de jeunes battue à mort par des gendarmes à Lola ; de violentes arrestations arbitraires aux relents ethniques, suivies de mauvais traitement à Labé… Les accusations publiées dans le rapport présenté lundi 3 juillet par un consortium d’ONG guinéennes sont sans appel : la lutte contre les graves violations des droits humains commises par les forces de sécurité est loin d’être gagnée.

Seuls quelques exemples frappants, qui se sont déroulés en région entre 2010 et 2013 et sont reconstitués par près de 200 témoins interrogés, sont évoqués dans le détail. Les associations ont choisi de les mettre en exergue dans le document pour illustrer les pratiques brutales de bon nombre d’hommes en uniforme. « Les actes de torture ont généralement lieu durant l’interpellation », explique Me Frédéric Foromo Loua, président de l’ONG Mêmes droits pour tous (MDT), qui déplore la grande impunité dont jouissent la police, la gendarmerie et l’armée.

La semaine dernière, un rapport du département d’Etat américain critiquait le manque de moyens alloués à l’investigation et à l’engagement de poursuites, même lorsque les coupables présumés sont connus. « Nos forces de sécurité sont pourtant mieux formées et sensibilisées à l’importance de leur mission, mais c’est insuffisant, car il n’y a pas de sanction, confirme l’avocat guinéen. Les plaintes sommeillent dans les juridictions. Il n’y a pas de véritables enquêtes sur ces exactions. Les auteurs sont mutés ou relevés de leurs fonctions, mais rarement arrêtés. Et même s’il y a des poursuites, elles aboutissent peu. »

Il y a un an dans le nord du pays, les habitants de la préfecture de Mali, excédés par les brimades de l’armée, se sont soulevés contre les militaires de leur camp d’infanterie. Une violente répression s’en est suivi. Le colonel Issa Camara et ses hommes ont fini par être inculpés de « coups et blessures, vols, pillages et incendies » par le tribunal militaire. « Mais pourtant, leurs actes ne relevaient pas du tribunal militaire, explique M. Loua. Et un an plus tard, on attend toujours le jugement du colonel Camara. »

Un rapport publié lundi par des associations guinéennes met en lumière la persistance de graves violences exercées par les forces de l'ordre. Des actes de torture ou des disparitions forcées qui restent impunis, selon le rapport. Le ministère de la Justice ne conteste pas le constat, mais assure que les réformes engagées vont « dans le bon sens ». Un mineur ligoté, privé de nourriture et allongé sur du gravier brûlant et le soleil dans le visage dans la préfecture de Mandiana ; une figure d’une association de jeunes battue à mort par des gendarmes à Lola ; de violentes arrestations arbitraires aux relents ethniques, suivies de mauvais traitement à Labé… Les accusations publiées dans le rapport présenté lundi 3 juillet par un consortium d’ONG guinéennes sont sans appel : la lutte contre les graves violations des droits humains commises par les forces de sécurité est loin d’être gagnée. Seuls quelques exemples frappants, qui se sont déroulés en région entre 2010 et 2013 et sont reconstitués par près de 200 témoins interrogés, sont évoqués dans le détail. Les associations ont choisi de les mettre en exergue dans le document pour illustrer les pratiques brutales de bon nombre d’hommes en uniforme. « Les actes de torture ont généralement lieu durant l’interpellation », explique Me Frédéric Foromo Loua, président de l’ONG Mêmes droits pour tous (MDT), qui déplore la grande impunité dont jouissent la police, la gendarmerie et l’armée. La semaine dernière, un rapport du département d’Etat américain critiquait le manque de moyens alloués à l’investigation et à l’engagement de poursuites, même lorsque les coupables présumés sont connus. « Nos forces de sécurité sont pourtant mieux formées et sensibilisées à l’importance de leur mission, mais c’est insuffisant, car il n’y a pas de sanction, confirme l’avocat guinéen. Les plaintes sommeillent dans les juridictions. Il n’y a pas de véritables enquêtes sur ces exactions. Les auteurs sont mutés ou relevés de leurs fonctions, mais rarement arrêtés. Et même s’il y a des poursuites, elles aboutissent peu. » Il y a un an dans le nord du pays, les habitants de la préfecture de Mali, excédés par les brimades de l’armée, se sont soulevés contre les militaires de leur camp d’infanterie. Une violente répression s’en est suivi. Le colonel Issa Camara et ses hommes ont fini par être inculpés de « coups et blessures, vols, pillages et incendies » par le tribunal militaire. « Mais pourtant, leurs actes ne relevaient pas du tribunal militaire, explique M. Loua. Et un an plus tard, on attend toujours le jugement du colonel Camara. »

Mise à jour le Jeudi, 06 Juillet 2017 20:29
 

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