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Ménopause : Bien la vivre pour une femme Envoyer
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Ce n'est pas une maladie et pourtant des  millions de femmes en souffrent... Bouffée de chaleur, sécheresse vaginale, sueurs nocturnes, prise de poids (et parfois, dépression) en sont les signes.

Le terme "ménopause" signifie littéralement "arrêt des règles". Il s'agit d'un phénomène naturel qui survient avec l'âge, généralement, vers la cinquantaine.

 

Dans un cycle normal, le cerveau (l'hypophyse, en particulier) libère des hormones qui agissent directement sur les ovaires. Sous l'influence des hormones du cerveau, tous les mois, plusieurs ovocytes se développent, mais au moment de l'ovulation, un seul est libéré pour aller jusqu'à l'utérus. Parallèlement, l'ovaire fabrique lui aussi des hormones, d'abord de l'&oelig,strogène puis de la progestérone. Ils vont préparer la muqueuse utérine et l'épaissir pour que l'ovule puisse y faire son nid, s'il est fécondé par un spermatozoïde.

La plupart du temps, il n'y a pas de fécondation, l'ovaire arrête de fabriquer les hormones et l'endomètre, tissu à l'intérieur de l'utérus se détruit, ce sont les règles, une fois par mois.

Au fur et à mesure que le temps passe, le stock d'ovules s'épuise, et même si les hormones du cerveau continuent à arriver, étant donné qu'il n'y a plus assez d'ovocytes, les cycles deviennent de plus en plus irréguliers, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus du tout d'ovulation. Les ovaires ne fabriquent plus d'hormones et les règles s'arrêtent.

Ces changements n'arrivent pas brutalement mais s'étalent sur plusieurs années. Pour vérifier que la ménopause est bien installée, il n'y a pas de dosage hormonal mais un test : pendant dix jours, on prescrit de la progestérone, et si à l'arrêt du traitement, il n'y a pas de règles, la femme est ménopausée. Pour en être sûre, il faut répéter ce test trois fois.

A la ménopause, 80 % des femmes ressentent une réelle gêne. Par le passé, on pensait qu'il suffisait de donner des traitements hormonaux pour faire disparaître ces signes. Mais des études américaines, parues en 2002, révèlent qu'ils augmentent les risques des cancers du sein et de l'utérus, et de complications cardio-vasculaires. Aujourd'hui, ces traitements sont donc prescrits avec prudence.

Le traitement hormonal est ainsi constamment évalué, car au bout de cinq ans de prescription, il n'y a plus de risque de développer un cancer. Pour celles qui ont d'emblée une contre-indication, d'autres solutions sont proposées.

Il existe aussi des traitements à base d'oestrogènes extraits de plante, comme le soja. Ce sont les phytoestrogènes. Leur structure chimique permet d'avoir des effets qui ressemblent à ceux de l'oestrogène humain. Mais leur action est plus faible, et pour obtenir le même effet biologique, il faut des quantités cent fois plus importantes. Toutefois, derrière leurs aspects naturels, sachez qu'ils génèrent exactement les mêmes risques que les traitements hormonaux classiques.

Mise à jour le Jeudi, 14 Juillet 2011 14:41
 

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